Ces dernières semaines, j’ai dû m’absenter. Durant cette période, une présence m’a particulièrement marquée. Si je n’avais aucun doute quant au choix fait, j’en ai à présent la certitude.
Mes lectures sur différentes figures féminines m’ont édifiée sur un aspect de leur vie. Mariama Bâ, Awa Keita, Fatou Sow et bien d’autres. Derrière chacune d’elles, une figure paternelle forte, déterminée à les voir réussir. Une figure paternelle comme la mienne.
Propulsée ainsi dans la vie, il me fallait une âme à la hauteur. Une âme prête à traverser les affres de l’existence, d’égal à égal. Une âme qui n’a pas peur de mon ombre. Si mon choix s’est inconsciemment tourné vers lui, je n’en avais pas encore pris toute la mesure. Il ne cesse de m’épater ou, devrais-je dire, je ne cesse de m’épater, ayant fait ce choix.
Ces dernières semaines ont été assez éprouvantes. Toute mon énergie était tournée vers cette chose que je ne peux encore nommer. Et il était là, veillant à ce qu’il y ait à souper, s’occupant de la maison, de mon bien-être, de mon alimentation, de mon sommeil. Il a posé le cadre nécessaire à toute gestation de projet. Il m’a offert une chambre à moi, un environnement sain, créatif. Aujourd’hui, je sais que pour n’importe lequel de mes projets fous, il sera là, pour prendre la relève, pour jouer les deux rôles afin que je m’épanouisse complètement, que je me réalise, comme il l’a fait durant ces derniers mois.
À l’importance du père dans l’éclosion du génie féminin, je rajouterais le choix déterminant du conjoint.
Choose him wisely.
Avec passion,
Dyna.